La Ferme du Plesnoy
Description
C’est en 1937 que la première mention des Depelchin à la Ferme du Plesnoy est recensée. Mais l’activité agricole sur place remonte à une époque bien antérieure. Au quinzième siècle, la Cense du Plesnoy appartient au domaine foncier des Maulde, une famille noble issue du village voisin dont elle porte le nom.
Comment se présentait la ferme à cette époque ? Difficile à dire. Ce qui est certain, c’est que son aspect actuel est loin d’être commun. Vue du ciel, et même depuis le sol quand on s’en approche, la Ferme du Plesnoy attire immédiatement l’attention par ses longs et réguliers alignements d’arbres qui ceinturent des parcelles de cultures et de prairies aux formes géométriques précises. Cette configuration, on la doit à Clément Depelchin. En 1969, il devient l’un des pionniers de l’agriculture biologique en Wallonie. Pour favoriser la biodiversité, couper le vent et surtout protéger ses parcelles bio de leurs voisines cultivées en conventionnel, il décide de planter sur des centaines de mètres. Il choisit des essences d’arbres variées, surtout des hautes tiges. La plantation prend plusieurs années.
Près de 60 ans plus tard, ce remarquable système d’agroforesterie (à voir en vidéo en bas de page) est toujours en place. Les arbres ont poussé et ont atteint leur plein potentiel. Aujourd’hui, c’est Eugène Depelchin qui mène à la destinée de la ferme, qu’il a reprise en 2022 à seulement 22 ans, au décès de son papa Etienne.
Sur une trentaine d’hectares toujours en bio, il trait un troupeau holstein-normande de 30 vaches, nourri grâce au pâturage et aux cultures de la ferme (céréales, maïs, prairies temporaires, luzerne). Si un magasin à la ferme existait du temps de ses grands-parents (avec des fromages, des œufs, du lait, du pain, notamment), le lait est aujourd’hui uniquement vendu à une laiterie bio.
C’est pour travailler à l’autonomie de la ferme qu’Eugène Depelchin a rejoint Terres Vivantes. Suite à une visite inspirante organisée par l’association au GAEC de la Fenache, il devient adhérent et débute le travail avec son agronome, Geoffrey Watté.
Eugène a toujours connu le pâturage, mais dans une version traditionnelle. Son envie est de mettre en place un véritable système de pâturage tournant dynamique. Pour cela, il peut compter sur l’accompagnement de Terres Vivantes, le retour d’expérience d’autres éleveurs adhérents et sur les avantages fournis par le système d’agrofesterie de son grand-père. Les parcelles très régulières peuvent être facilement découpées en différents paddocks, et la présence des arbres est bénéfique pour l’ombrage ainsi que la gestion des sécheresses.
Le réseau écologique est évidemment déjà très développé grâce à ces centaines d’arbres.
L’amélioration de la rentabilité de la ferme (qui va de pair avec l’autonomie et la réduction des charges) pourra aussi constituer un axe de travail. Actuellement, Eugène doit travailler à l’extérieur la moitié de son temps. Il est aidé sur la ferme par sa maman ainsi que ses frères et sœur.
Fiche D’identité
Pas de magasin



