Retour au pâturage #1
2026, l'année du pâturage !
Avec notre équipe à leurs côtés, deux de nos éleveurs membres ont décidé de faire un choix fort et courageux. Pour Benjamin Henno, à Mouscron, ce sera de mettre en place un système pâturant plus complet et performant. Alors qu'à Comines-Warneton, Thibault Lamérand, lui, va ramener en prairie 150 vaches qui ne sortaient plus depuis plusieurs années !
Pourquoi est-il important pour nous d’accompagner les éleveurs vers plus de pâturage ? Les raisons sont multiples.
Plus de pâturage, cela veut dire que les vaches vont manger plus d’herbe et moins d’autres aliments comme du soja ou du maïs. L’agriculteur dépensera donc moins et il sera plus autonome, moins dépendant des fluctuations extérieures ou des chocs. Pour la société, c’est également tout bénéfice car la production de ces aliments coûte cher, directement et indirectement (les coûts environnementaux), tout en occupant des terres qui pourraient bénéficier à la production d’aliments humains ou être consacrées à la nature. En plus, les vaches en prairie vont valoriser ce que l’on appelle communément l’herbe (en réalité, un mélange de différentes espèces de graminées, de légumineuses, etc), que nous ne pouvons pas manger directement, en aliments assimilables par l’être humain : du lait et de la viande ! Ces aliments seront de bien meilleure qualité grâce à la consommation d’herbe.
Plus de pâturage, c’est aussi plus de bien-être pour les vaches. Non seulement, elles ingèrent ce qui leur convient le mieux, mais elles se trouvent aussi dans un environnement bien plus favorable, à l’extérieur. Des vaches qui restent à l’étable trop souvent ou en continu, ce sont des maladies (notamment des pattes), des soins et donc des coûts supplémentaires à prendre en charge.
Enfin, plus de pâturage, cela signifie le maintien, l’entretien et la fertilisation de prairies, permanentes et temporaires. Or, les prairies naturelles sont des milieux extrêmement riches en espèces végétales et animales qui leur sont inféodées. Elles sont essentielles pour préserver et régénérer la biodiversité. Elles sont aussi une garantie contre l’érosion et surtout des puits de carbone. Si l’agriculture est une source d’émission de gaz à effet de serre, la séquestration de ces GES par les sols des prairies permet de réduire les impacts. L’élevage d’herbivores dans des systèmes pâturants a donc un rôle majeur à jouer dans l’atténuation du changement climatique.
Revenons à nos deux éleveurs membres dont on vous parlait plus haut. Pour se lancer dans cette démarche, ils ont choisi de s'entourer de l'équipe de Terres Vivantes. Car chaque détail compte !
Nous allons vous faire vivre cette aventure dans une série de vidéos 'Retour au pâturage', jusqu'à la fin de l'année. Dans ce premier épisode, Benjamin et Thibault nous parle de leurs objectifs et de ce qui les motive à un tel virage.